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Les dernierès vidéos:

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En kiosque

Rustica Hebdo n°2736

  • Protéger les récoltes contre les ravageurs : comment limiter les dégâts causés par les doryphores, altistes, chenilles, pucerons... les traîtements les plus efficaces.  

  • Recettes : plats salés ou desserts à la rhubarbe. 

  • Le doryphore, l'ennemi des pommes de terre.

  • A planter : chèvrefeuilles, des arbustes ou grimpantes faciles à cultiver.

  • Semer et planter les amarantes au potager.

  • Les soins bio contre l'oïdium des rosiers. 

  • Planter les sauges arbustives.

 

 

 

 

 

Les bonnes mauvaises herbes 

Depuis la nuit des temps, on classe dans nos jardins les « bonnes » et « mauvaises » (ou indésirables) herbes. Pourquoi mauvaises ? Parce qu’elles gênent les légumes et les fleurs pour se développer normalement sans contraintes. Alors pourquoi les mauvaises herbes existent-elles sur terre ? Pourquoi sont-elles toujours à l'affut d'occuper les terres nues ? Dame nature détesterait la solitude, elle n'aimerait pas le vide ?

Le plantain, le chiendent, le liseron, l'ortie, le mouron, le pissenlit, la prêle, la consoude... attendent la moindre petite parcelle pour s'implanter et se loger sur un sol travaillé. Bonnes ou mauvaises, elles attirent les insectes pollinisateurs, nourrir les oiseaux utiles aux jardins, elles nous garantissent la biodiversité et la diversité. Dans son potager, le ou la jardinier (ère)cultive ses plantes pour nourrir sa famille. Les herbes sauvages détestées par les hôtes et autres peuvent être maintenues à proximité. Que seraient nos légumes, nos fleurs, nos fruits sans les abeilles domestiques, les osmies, les coccinelles, les syrphes, les chrysopes, les bourdons, les cloportes, les staphylins, les araignées, les mésanges, les hirondelles, les rapaces.... qui se logent et se nourrissent de parasites des cultures nourricières ? Que seraient nos légumes et nos fleurs sans la binette ? Bonnes ou mauvaises herbes tout est question d'équilibre et de proportions ?

 

La vie d'une hirondelle tient par un fil

Jour des Rameaux, réflexions et discussion à bâtons rompus sur la place d'Attigny. Tiens voilà une hirondelle ! Une autre ! Regarde (comme s'il s'agissait d'un miracle), les voilà de retour... Hourra c'est le printemps ! Chez toi, as-tu encore des nids d'hirondelles ? D'une dizaine de nid, il y a encore quelques années, un seul a été occupé l'an passé. A qui la faute ? Il n'y a plus mouches, plus assez de bovins dans les villages ! Peut-être d'autres raisons ? Il y a de moins en moins de fils pour qu'elles se posent et se reposent. Faut-il retendre des fils ?

Mauvaise pioche, les hirondelles étaient présentent bien avant l'invention de l'électricité. Ou se perchaient-elles ? Sur les arbres, les toitures, le rebord d'une gouttière ou mieux encore sur les clôtures autour des pâtures. De tout temps l'hirondelle rustique a utilisé les constructions humaines pour nidifier et se percher. L'hirondelle accompagne et prospère (en principe) avec l'activité humaine. Sans fil, elle se pose tout de même ! Sans insecte, elle disparaît ! Reprenons le fil de notre conversation et d'en conclure que la vie d'une hirondelle tient par un fil. Mais lequel ?

 


Retour de bâton

Que se passe-t-il avec les mois d'avril depuis plusieurs années ? Exactement comme autrefois, les dictons faisant foi : « En avril ne te découvre pas d'un fil », « Fleur d'avril tient par un fil », « Il n'est si gentil mois d'avril, qu'il n'ait son chapeau de grésil » etc. Il y a tout de même une grande variante : ce sont les hivers où les températures ne descendent pas suffisamment pour retarder la montée de la sève, à peine si elle touche terre comme elle le ferait dans le sud de la France. Les bourgeons sont déjà dans les starting-blocks dès la mi février prêts à exploser en mars quasi un mois trop tôt. Dans ce micmac climatique, les gens de la terre en subissent les conséquences et pas seulement dans le nord de la France. La Drôme, la récolte d'abricots serait compromise par le gel à cause d'une floraison trop précoce. Que faire ? Ne pas se presser ?  Faire avec ? Se croiser les doigts ? Protéger les arbres fruitiers ? Les arboriculteurs ne savent plus à quel saint se vouer. Faut-il cultiver planter d'autres variétés, d'autres espèces ? Sans compter pour revenir à nos fameux dictons qu'autrefois nos vergers étaient remplis d'une multitude de variétés qui fleurissaient à des époques différentes afin d'assurer en cas de gel, une production pour ne pas souffrir d'un retour de bâton.

 

 

Jardiner fait du bien à l'esprit et au porte-feuille

Quoi qu'il arrive dans les jours, semaines et mois à venir, le potager permet de faire de sérieuses économies. Des jardins, il y en a partout : à la campagne comme à la périphérie des villes, les jardins familiaux peuvent en témoigner. Les calculateurs, vous diront si vous comptez : les graines, les jeunes plants, l’engrais, les traitements, le temps... il ne vous reste rien ! C'est faux puisque les graines peuvent être issues de pieds-mères. Les jeunes plants sont cultivés dans une couche réalisée avec du fumier. L'engrais est remplacé par le compost issu des déchets verts de la cuisine. Les traitements chimiques remplacés aussi par des purins et décoctions d’ortie, consoude, prèle, fougère. Mon grand-père me racontait qu après la guerre par manque de plants de pomme de terre il conservait de grosses épluchures pour les replanter dans son jardin. Ne soyons pas pessimistes, il y a toujours plus grave ailleurs. En attendant c'est le printemps, il est l'heure de semer, repiquer, transplanter, bouturer pour mettre du beurre dans les épinards. Les maraichers, horticulteurs, pépiniéristes, jardineries vous attendent avec leurs bons produits. Soyez-en sûr « jardiner fait du bien à l'esprit et au porte-feuille ».

 

Le printemps c'est quand ?


Il ne faut pas se leurrer, il y a toujours de petits coups de Trafalgar au printemps (gelées blanches, neige fondue, giboulées...) : «  Jamais mois d'avril ne fut si beau, qu'il n'y eût de la neige à plein chapeau ». Vous l'avez compris, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Quoi qu'il est judicieux de semer en primeur des radis (j'en mange) sur une couche chauffée au fumier de bovins provenant d'un éleveur local. Les tomates, aubergines, poivrons, concombres semées et repiquées attendent patiemment sur mon réchaud naturel la fin des hostilités de monsieur hiver. Les choux-fleurs, choux-brocolis, oeillets d'Inde, roses d'Inde, clarkias, immortelles... sont aussi chouchoutés sous abris alors qu'à l'extérieur se pavanent les giroflées, pensées, pâquerettes, primevères, narcisses, hellébores.... J'attends maintenant le 19 mars, la Saint Joseph pour planter sous une protection quelques plants de pommes de terre hâtives l'histoire de respecter la tradition. Le printemps c'est maintenant!

 

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    Les oeillets d'Inde font-ils bon ménage avec les tomates.

    Les oeillets d'Inde (tagètes) sont des plantes nématicides. Les nématodes sont de petits vers invisibles à l'oeil nu dont certaines espèces parasitent les racines des tomates qui ne peuvent plus absorber l'eau et les éléments minéraux. Résultat, les pieds de tomates se rabougrissent  ! Si les oeillets d'Inde repoussent les nématodes, ils secrètent aussi le « thiophène » une substance chimique qui rappelle le « benzène » qui nuit au développement des tomates. Planter ou semer des oeillets d'Inde c'est bien mais à une bonne distance car ils désherbent. Nos grands-mères semaient des oeillets d'indes aux bords des allées pour empêcher l'herbe de pousser. De mon côté, j'ai expérimenté une plantation de jeunes plants d'oeillets d'Inde au pied des tomates dans des godets. Les oeillets étaient superbes au détriment des pieds de tomate.

     


La Grande Mauve

Elle est nommée aussi mauve de Mauritanie, mauve des bois, mauve sylvestre. Il s'agit d'une plante annuelle, bisannuelle, voire. Elle est souvent présente dans les graines de fleurs champêtre. Ses fleurs sont mellifère et très attractives pour une multitude d'insectes. Elles apparaissent de juin à septembre. Elle préfère une exposition mi-ombre en bordure de bois dans des sols calcaires et argileux à condition qu'il ne soit pas trop compact. Les mauves se sèment directement en place parmi d'autres plantes champêtres à partir du mois d'avril et fleurissent en juillet ne dépassant guère un mètre la première année puis deux mètres la seconde et la troisième année.

Les fleurs et les feuilles séchées sont utilisées dans les préparations médicinales. En cuisine ses feuilles sont consommées comme les épinards et crues en salade lorsqu'elles sont très jeunes. Les fleurs sont décoratives pour apporter de la couleur dans les plats


C'est quoi la permaculture ?

 

De plus en plus des citoyens pratiquent cette technique. Le paillage est une des clés pour la permaculture dont le modèle n'est de retourner le sol. Il s'agit d'une culture sur butte en lasagnes avec des apports de matières organiques pour favoriser la vie microbienne sous terre. La matière organique est prélevée localement sous forme de foin, de feuilles, d'aiguilles de pin, de copeaux (BRF), de sciure, de déchets ménagers, de cartons... La permaculture copie la nature comme elle le ferait dans la forêt. Le principe de la permaculture a le grand mérite d'être très respectueuse de l'environnement. Persuadé que je n'ai pas répondu à la question car la définition de la véritable permaculture est une culture complexe qui adhère aussi un mode de vie.

  

 

Le boyau du diable

ll est de retour, qu'il pleuve, qu'il fasse sec, le liseron boyau du diable réapparait sournoisement dans les jardins, massifs, dans la pierraille, une allée... il est partout ou presque ! Boyau du diable car il semble sortir des entrailles de la terre. Il rampe sur une terre nue ou cultivée, grimpe et s'enroule dans le sens contraire des aiguilles d'une montre pour retarder l'avancement des pousses.

Il est quasi impossible de s'en débarrasser manuellement en revanche se multiplie très facilement à cause des fraises d'une motobineuse et au manque de concurrence. Si le liseron ennuie les jardiniers et agriculteurs par sa supériorité combative vis à vis d'autres indésirables. Sur terre, chaque plante, chaque animal, chaque être vivant joue un rôle positif à condition qu'il n'empiète pas au détriment des autres. Boyau du diable que faites-vous sur terre ? Ses rhizomes fractionnent les couches du sol tassé, utilise les excès d'azote, attire les pollinisateurs favorisant la production de légumes fruits (concombre, melons, poivrons courge...). S'il est boyau du diable dans les jardin, il est auus la manchette de la Vierge

 


Le buis, la mésange et la chauve-souris

Dès la fin de l'hiver, les mésanges construisent leurs nids (dans mon jardin, elles ont débuté à la mi-février). Elles retournent la mousse du gazon avec l'aide des merles pour en prélever de petites touffes qu'elles vont soigneusement déposées dans les nichoirs. En nette régression pour de multiples raisons, elles changent partiellement de menu depuis l'an passé. On sait qu'elles apprécient les chenilles pour nourrir ses oisillons pendant la nidification prélevent les chenilles de la pyrale du buis. Alors que jusqu'ici, elles ne s'y intéressaient pas. Pour quelle raison ? Sans doute une odeur étrange. Mais par manque de chenilles, elles commencent à y mettre le bec.

Je suppose (rien n'est scientifique), les quelques oisillons nourris à la pyrale sont habitués au goût de la chenille pyrale. Dans mon jardin, sans traitement, les buis jusqu'ici ont très peu été attaqués. Les seuls buis investis par les chenilles (car il y en a eu) ont été entièrement nettoyé l'an passé par un ou deux couples de mésanges. J'espère revoir la descendance qui cette année devront continuer à becqueter les chenilles de la pyrale. A moins que les papillons de la pyrale se fassent attraper au vol pendant la nuit par les chauve-souris opportunistes. La boucle est bouclée. Le buis, la mésange et la chauve-souris.

  

 

 

 

Pourquoi les feuilles tombent

 

L'automne est flamboyant avec les arbres au feuillage caduc. Ils s’enflamment du jaune au brun en passant par le rouge se dénudant pour se protéger du froid. Après avoir pris à 3 à 4 mois de repos, ils se réveillent sous l'effet des jours qui rallongent. Si certains s'embrasent d'autres restent verts tout l'hiver, ce sont les arbres et arbustes au feuillage persistant. Ils ne quittent pas leurs habits d'été, les feuilles coriaces restent accrochées aux branches. Dans ce monde de persistants, il y a surtout des arbres qui nous viennent du sud dont le climat est moins rude en hiver mais pas seulement. Sans être chauvin, on retrouve aussi des arbres et arbustes bien de chez nous comme par exemple le houx aux aiguillons acérés.

Chez les persistants, il y a aussi les conifères qui préfèrent conserver leurs aiguilles toute l'année. Quoique cette théorie n'est pas tout à fait exacte, ils perdent leurs vieilles feuilles lorsque de nouvelles apparaissent. La fameuse chute des aiguilles qui tapissent le sol au pieds des conifères dont l'acidité empêche toute végétation. Reste une catégorie les arbres aux feuilles marcescentes que sont les hêtres, charmes et chênes. Bien que les feuilles s'enflamment en automne, elles se chiffonnent brunes clouées sur les rameaux. Elles attendent le printemps pour tomber sur le sol poussée par les l'éclatement des bourgeons. La feuille marcescente quitte le rameau lorsque l'hiver est terminé.

 

Le végétal ...c'est vital !

 

L'ombre du coronavirus ne devrait pas nous empêcher d'investir dans l'arbre de la postérité. En novembre, c'est la grande période pour choisir et planter des arbres tous-azimuts.

Que dire d'un terrain sans arbres ni plantes (hormis une pelouse de golfeurs) ? Que dire des grandes surfaces bétonnées, macadamisées, désertifiées pour des raisons pratiques ? C'est ainsi et on n'y peut rien ! Sauf qu'il faut compenser le manque à gagner en plantant cet automne des arbres avec tout de même une préférence pour les plantes nourricières que sont les arbres fruitiers.

Autrefois on avait pour habitude d'affirmer que la plantation d'un arbre fruitier était pour ses enfants et petits-enfants. Aujourd'hui on plante pour soi et ses proches descendants non pas égoïsme mais grâce aux nouvelles espèces adaptées pour produire plus tôt. Un arbre fruitier planté cet automne garantit une petite récolte de fruits d'ici deux ans pour rentrer un début de production au bout de 4 à 5 ans puis comptez une dizaine d'années pour d'innombrables fruits qui partiront au congélateur, en conserves ou stocker au fruitier (pommes, poires, coings... ).

Voici quelques proverbes qui devaient vous inciter à planter

« Bâtir est quelquefois nécessaire, planter est toujours utile » proverbe français (1822)

« Qui vient de planter un arbre, doit apprendre à patienter avant d'en cueillir les fruits » proverbe russe (1783)

« D'autres ont planté ce que nous mangeons, nous plantons ce que d'autres mangeront » proverbe persan (1980)

« Qui a planté un arbre avant de mourir n'a pas vécu inutilement » proverbe béninois (2014)

« Citoyen plante un arbre aujourd'hui pour que demain ton enfant se réjouit de son ombre » citation de Forestier du Maghreb

Baby-boum !

Après un été chaud, sec et caniculaire voici la pluie, notre couvre-feu qui éteint la sécheresse. le jardin renaît de ses cendres torrides de l'été dernier. Fleurs et légumes naissent en sauvageons là où on ne les attendait plus, disparus. Mais c'était sans compter l’existence d'une puissance que seule Dame Nature est capable de résister aux aléas climatiques. Mal en point, stressée par l'été hébété qui a osé dresser ses hampes pour une montée à la vie. Une armée de petites fleurs de toutes les couleurs suspendues sur des tiges assoiffées.

Quoiqu'il advienne, le peu est suffisant à la survivance de l'espèce. Il faut assurer sa descendance. Le soleil accélère le cycle, les fécondations sont plus rapides et les graines formées bénéficient de la sécheresse. En cas de danger pour l'espèce, Dame Nature recommande d'aller vite, très vite et bien. Ce qui fût fait à la fin de l'été. Les graines sont tombées sur le sol sec puis mouillé copieusement par la pluie. Le néant est passé à un océan de jeunes plantules qui tapissent notre terre. Bonnes ou mauvaises, elles vivent côte à côte, l'espèce est sauvée avec un taux de natalité explosif. Le couvre-feu dans nos jardins est terminé, il pleut, il pleut bergère, c'est la fin de la galère ! Dans les foyers aussi, le contrecoup du couvre-feu de l'amour accouchera à coup sûr d'un baby-boum au début de l'été 2021.

 

 

 

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