Le Lierre, une plante grimpante attachante

Si on reproche habituellement au lierre d’envahir les jardins, d’abîmer les supports sur lesquels il s’accroche. Il joue aussi un rôle très protecteur.

Peut-on dire que le lierre est une plante nuisible alors qu’il abrite un grand nombre d’insectes auxiliaires et animaux utiles pour lutter contre les parasites du jardin. Certes, non contenu, il peut entrainer des dégâts sous une toiture soulevant les tuiles ou lorsqu’il obstrue une gouttière, une fenêtre ou empêche la  fermeture des volets. Utile ou indésirable, qu’en est-il exactement ?  

Le lierre protège son tuteur.
Au pied des arbres, il couvre le sol empêchant d’autres plantes concurrentes de se développer comme un désherbant sélectif. Si dans la forêt l’équilibre entre les essences se fait naturellement, dans un jardin il est tout de même préférable de le contenir sans le détruire  afin qu’il ne devienne pas trop envahissant.

Le lierre cherche la lumière.
Il se fixe à l’aide de crampons sur n’importe quel support (tronc d’arbre, mur, façade, planche, vitre, carcasse en ferraille etc.) Ce qui prouve qu’il se hisse sans se nourrir sur son support. Réellement, ses racines sont superficielles et ne gênent pas celles de l’arbre. Bien au contraire puisqu’il protège les graines sous ses feuilles persistantes contre les prédateurs. Il n’étrangle pas les arbres pour les faire mourir et ne les empêchent pas de grossir. On ne tue pas son tuteur ! Son seul but est de chercher de la lumière pour fleurir et se reproduire.

Le lierre bourdonne en automne
Le lierre s’entend dès qu’il commence à fleurir en septembre jusqu’en novembre  selon l’exposition, la région et la variété. Mellifère, il fournit aux abeilles une  source d’approvisionnement à une époque de l’année où il n’y a plus de fleurs. Le bourdonnement le plus spectaculaire est sous un rayon de soleil d’automne qui caresse un lierre en fleur ; une nuée d’abeilles et bourdons sont alors en quête  du nectar et du pollen. D’autres hyménoptères et papillons  s’empressent aussi de butiner les fleurs à la recherche de nourriture pour passer l’hiver.

 

Logement aux oiseaux
Au printemps, les rouges-gorges, roitelets, troglodytes, fauvettes, merles, ramiers, tourterelles,  etc.  nichent discrètement à l’intérieur pour se protéger contre la pluie, le froid, la chaleur et les prédateurs.

Le lierre vit à l’envers en hiver
Pendant que les autres arbres et arbustes se reposent en hiver, le lierre offre des fruits à qui veut bien s’en nourrir.  Ses baies sphériques en forme de petites billes de 6 à 8 mm sont situées sur l’extrémité de la tige. Les oiseaux frugivores raffolent de cette nourriture sortie d’hiver à une époque où plus la nourriture manque affreusement parfois recouverte de neige.  

Attention, le lierre est toxique
Les fruits et les feuilles fraiches  sont extrêmement toxiques pour les mammifères car le lierre est composé de saponosides. Ce qui explique que les troncs d’arbres couverts de lierre ne sont pas attaqués par les rongeurs, ni par les cervidés. Un arbre fruitier avec du lierre dans une pâture est très rarement brouté mangé par les animaux d’élevage. Une mise en garde tout de même pour les foins de moins d’un mois avec du lierre à l’intérieur.

Variétés intéressantes
Le plus connu est le lierre d’Irlande (herdera hibernica) avec ses larges feuilles triangulaires brillante vert foncé peut grimper à plus de 10 m de hauteur. Il a croissance très rapide. Il existe d’autres variétés au feuillage panaché vert et blanc ou jaune et vert plus ou moins découpé.

 

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Marcotter une clématite dans pot

  • 1- Versez un lit de billes d’argile dans un pot en zinc percé sur les côtés à 2 cm du fond. 

  •  2- Etendez une toile sur le drainage entre le drainage et le terreau semis et bouture

  •  3 - Dégagez les feuilles d’un rameau de l’année et conserver 2 paires de feuilles sur l’extrémité que vous. Incisez la tige que vous enfoncez dans le substrat

  • 4 - Couvrez la tige  avec du terreau maintenue avec des crochets. Arrosez copieusement la première fois.

Et après
Maintenez  humide la marcotte jusqu’en automne. Attendez le printemps prochain pour couper la tige qui sépare le pied mère à la marcotte

       

 

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CHALEUR ET TOMATES

De très nombreux fruits sont marqués par la chaleur et les canicules de juin et juillet. Les arbres et arbustes ont les feuilles brûlées comme du tabac. Que faire ?
Les tomates, poivrons, courges, concombres sont très souvent marqués par le soleil. Bien qu’il s’agisse, des fruits du soleil, ils n’ont pas résistés à cette chaleur exceptionnelle. Les fruits abimés ne  se conserveront pas, mieux vaut les éliminer au profit du reste. Les arbustes grillés à floraison printanière devraient repartir et parfois même fleurir comme au printemps à condition qu’il pleuve. Taillez les rosiers de moitié, les variétés remontantes devraient refleurir d’ici le mois de septembre.
Les autres arbres et arbustes, attendez de voir si les rameaux se dessèchent (cassant) avant de les couper. S’il est difficile de lutter contre la chaleur, on peut lutter contre la sécheresse en paillant les plantes.

 

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Bouture de basilic perpétuel

Ce basilic se bouture très facilement contrairement au basilic annuel (ocimum basilicum) qui se reproduit exclusivement par semis.
  1. Prélevez une tête avec un minimum de 4 feuilles.
  2. Retirer les 2 feuilles du bas. Coupez sous l’intersection des anciennes feuilles. Réduisez de moitié les feuilles du haut. (profitez des feuilles pour la cuisine)
  3.  Piquez la bouture au centre d’une mini-motte de terreau semis et bouture
  4.  Coiffez la bouture à l’étouffée sous une bouteille en plastique ou sous une mini-serre en pleine lumière, Température minimum 20°C. L’enracinement est très rapide  moins de 15 jours. Une semaine si la température ne descend pas en-dessous de 20°C. Rempotez immédiatement le basilic vivace. dans un plus grand pot et ainsi de suite…

Propriétés du basilic : antioxydant, tonique, digestif, antispasmodique,  fébrifuge et stimulant. 

       

 

 

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Livres

La vie sexuelle de mon potager

Un livre érudit, inédit et audacieux pour découvrir la vie sexuelle des plantes du potager, leurs techniques et stratagèmes pour séduire, se reproduire et entraîner des pensées polissonnes chez nombre de jardiniers, à coups de formes et de moeurs évocatrices et provocantes ! Merci à elles d'avoir inventé la sexualité ! Outre ce don généreux qu'elles ont fait au vivant, connaître cette réalité physiologique liée à la reproduction nous permet aussi de mieux comprendre et surtout mieux cultiver notre potager. Nous apprendrons ainsi pourquoi il est nécessaire de freiner le besoin de reproduction des laitues, ou d'encourager l'appétit sexuel des tomates, par exemple. Un récit ponctué d'exemples, d'anecdotes, d'encadrés, de citations et de proverbes dynamisant la lecture.

De Xavier Mathias - Editions Terre Vivante

Green addiction
Justine Jeannin, créatrice du concept store végétal What the Flower, la boutique de plantes vertes la plus tendance de Paris, nous apprend à transformer notre appartement en jungle tropicale sans se ruiner, et sans échec. Justine Jeannin est aujourd'hui la référence parisienne de la plante verte. Sa boutique, qui a acquis une renommée internationale, propose les plantes d'intérieur les plus tendance du moment : des succulentes graphiques et faciles à entretenir, des tropicales à l'aspect exotique, des plantes à feuillage panaché, à tige zébrées, etc.
De Justine Jeannin - Editions Ulmer

La Permaculture au jardin mois par mois
Damien Dekarz, connu pour ses vidéos inspirantes sur Youtube (chaîne « Permaculture, agroécologie, etc. »), s’adresse à tous ceux qui rêvent d’un jardin productif en fruits et légumes favorisant la biodiversité dans son ensemble. Nous sommes en effet de plus en plus nombreux à désirer une alimentation saine et respectueuse de l’environnement. La permaculture est au cœur de cet ouvrage qui, pratique et illustré, est accessible à tous. Grâce à la classification des techniques mois par mois, vous pourrez avancer dans votre projet de potager : quel que soit le moment de l’année, des activités sont toujours possibles. L’auteur propose des méthodes pour obtenir un sol vivant tout en réalisant vos cultures, mais aussi pour créer un compost, du purin, des semences, des boutures… Vous y trouverez de nombreuses astuces pour ne plus labourer la terre et ne plus utiliser d’insecticides, fongicides, herbicides. Vous y découvrirez comment devenir autonome en vous passant de tout intrant.

De Damien Dekarz - Editions de Terran

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    Semer des graines d’artichauts

 

Les graines sont disponibles partout dans les jardineries ou sur les sites spécialisées dans la vente par correspondance. Dans notre région, on aura une préférence pour la variété résistante au froid le « Gros verte de Laon ».  Elles sont grosses comme un beau grain de blé,  faciles à distinguer pour les semer à l’unité.

Semer les artichauts au chaud.

1) Remplissez des godets de 7 cm avec un terreau semis
2) Enfoncez 3 graines sur 1cm de profondeur par pot.
3) Arrosez en pluie fine et placez les godets à une température de 20°C et en pleine lumière. La levée est au bout d’une  semaine
4) Repiquez les plantules 10 jours plus tard en godets de 7 cm dans le même terreau. Les jeunes artichauts sont placés sous abri  avec cette fois-ci une température légèrement plus basse pour les endurcir et le rendre plus résistant ensuite.

       

 

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    Fabriquer des mottes compressées

      La fabrication de mottes compressées permet de ne pas utiliser de contenant. Les plantations se font sans dépotage. Cette méthode est très économique et sans le moindre déchet.

      1. Préparez une boue avec du terreau universel et d’eau. Après le mélange, le substrat pressé a l’aspect d’une pâte à tarte dont on peut déjà réaliser des boulettes compactes.
      2.  Utilisez un presse-motte composé de 4 compartiments de 5cm de diamètre ou 5 compartiments de 3,8 cm que vous remplissez en pressant le terreau humide.
      3. Démoulez les mottes dans une caisse. Elles sont compactes et uniformes avec un avant trou au centre.
      4. Repiquez aussitôt  les jeunes plants dans les mottes très humides.
         

       

      Et après…  Attendez que les mottes se rétractent avant d’arroser.  Les plantes se développent rapidement et s’enracinent à l’intérieur de la motte. Selon les plantes,  vous les installez à la chaleur ou à la fraicheur comme si elles étaient cultivées en godet en plastique

     

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Questions

Framboisier jaune
Je possède des framboisiers depuis plusieurs années qui ne donnent rien ou presque. Les feuilles sont jaunes. La terre de mon jardin comme dans toute la région est très calcaire. Existe-t-il une variété mieux adaptée à la nature de mon sol ? Mes petits enfants adorent la confiture de framboises.

Dans une terre trop calcaire, le feuillage des framboisiers  souffre d'une décoloration jaune due à la chlorose (nervure verte, limbe jaune).

Il s'agit d'une carence ferrique facile à contrer grâce aux apports de matières organiques. Avant la plantation, améliorez la fertilité du sol avec du compost environ 1 seau de 10 litres par m² et/ou en épandage entre les pieds sur une couche de 0,5 cm à 1cm. Ensuite, paillez entre les rangs avec du BRF (Bois Raméal Fragmenté). Des copeaux de bois disponibles parfois dans les déchetteries ou en déchiquetant vos propres tailles avec un broyeur. Enrichissez votre terre avec des engrais organiques « petits fruits ».

Liseron envahissant
L’année passée, mon potager était envahi  de liserons qui malgré plusieurs pulvérisations d’herbicides et des passages avec un motoculteur, ils ont continué  à étouffer les légumes. Comment s’en débarrasser cette fois-ci sans herbicide ?

Sachez qu’il occupe un terrain désherbé chimiquement  pour l’envahir ensuite. La meilleure stratégie pour  l’éradiquer sans herbicide est de le mettre en concurrence toute l’année avec des engrais verts. Coupez ou arrachez la partie  aérienne pour éviter la dissémination des graines. Extirpez les racines avec une fourche bêche sans retourner la terre. Paillez entre les légumes et les fleurs ainsi qu’aux pieds des arbustes  pour le priver de lumière. Cette méthode facilite aussi l’arrachage des racines qui remontent en surface. Ne moulinez pas avec les fraises d’un motoculteur un terrain occupé par des liserons car vous découpez les rhizomes en une multitude de petites boutures. L’excès d’azote favorise sa prolifération. Parfois nommé « boyau du diable », le liseron enfonce ses racines profondément dans le sol pour fragmenter l’argile du sous-sol. Le liseron est rampant ou grimpant avec ses tiges volubiles au pied d’un buisson, une haie, une clôture etc.  Utile avec ses fleurs mellifères et indésirable lorsqu’il étouffe les légumes du jardin. Discret en début de saison, il jaillit de terre lorsque les cultures sont en place.

 

 

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