Les bienfaits du chou kale

   

Jusqu'ici, il se faisait plutôt remarqué au milieu des massifs de fleurs. Alors que pendant le même temps, ce légume est très apprécié chez les stars américaines.

 


Souvenez-vous au mois de mai dernier sous les colonnes du journal, je faisais l'éloge du chou kale (prononcé « kele » ). Contraint et forcé par un tel matraquage du chouchou médiatique dont il fait aussi les choux gras des magasines féminins, je me suis plié aux semis et repiquages dans mon jardin. Il fallait être téméraire car le chou kale est la plupart du temps absent des jardineries. On le trouve seulement dans les catalogues de vente par correspondance et sur internet. Très décoratif, il orne principalement les massifs en ville.

Le chou kale, un légume d'hiver
Aujourd'hui, il a surpassé toutes mes espérances. Ses longues feuilles frisées se dressent de plus en plus cet automne. Elles se récoltent au fur à mesure à partir du bas. Malgré le froid, il continue à se développer. Imperturbable comme le Bruxelles, le chou « kale » résiste jusqu'à – 10 °C voire – 15 °C avec tout de même un voile d'hivernage par dessus.

Graine de choux
Au printemps prochain, ses jolies fleurs jaunes montent à plus d'un mètre de hauteur. Elles attendent patiemment de se faire butiner par les abeilles ou être fécondées par le vent transportant du pollen venu d'ailleurs. Les fleurs des choux « kale » donneront alors naissances à des progénitures pas pareils. A qui la faute ? A la grande famille des crucifères qui jalonnent nos chemins, jardins et grandes cultures. Il suffit qu'un géniteur rode dans le secteur pour que patatras, la fleur du chou « kale » soit engendrée. C'est ainsi que naissent de nouvelles espèces, qui ne ressemblent plus aux parents originels.

La bonne astuce 
Pour obtenir une descendance assurément choux « kale ». Très top au printemps, arrachez avec leurs mottes quelques choux identiques (non hybrides) que vous replantez à l’écart dans un lieu sûr sans autres géniteurs. Enveloppez les choux sous un voile d'hivernage en prenant soin de bien les enfermer pour empêcher les intrusions d'insectes pollinisateurs. Ensembles, ils vont pouvoir se reproduire à l'identique. Une fois les fleurs fécondées, retirez le capuchon. La récolte de graines se fait au cours de l'été et le semis l'année suivante. Ainsi va la vie d'un chou « kale »

Comment le cuisiner ?
Riche en magnésium, potassium et vitamines, il permet de faire le plein d'énergie. Peu calorique, il peut être servi à volonté. Nul besoin d'être grand cuisinier pour mijoter les feuilles frisées du chou kale. Après avoir rincé les feuilles sous le robinet pour retirer les impuretés, comme par exemple les restes d'une attaque de chenilles (piéride du chou). Il se prépare comme la plupart des choux. Vous pouvez les cuire à la vapeur ou à l'eau bouillante. Certains le mange cru ! Personnellement, j'ai poêlé les feuilles avec de l'huile de l'olive et des gousses d'ails émincées. Sel, poivre et une pincée de piment déshydraté pour me régaler en moins d'une demie-heure.

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