Les arbres fruitiers de la sainte Catherine

   

La sève est maintenant descendue de la partie supérieure des végétaux. C’est le grand moment des plantations qui se plongeront jusqu’en mars pour les arbres à racines nues

Chaque année à la même époque, il y a un marronnier qui revient à propos de la Sainte Catherine. Dans la presse, un marronnier est une information récurrente et prévisible de faible importance meublant une période creuse  comme par exemple le père Noël de Noël, les chrysanthèmes de la Toussaint, les petits oiseaux au printemps,  la ramassage des œufs à Pâques…

Investir dans un arbre fruitier
Bien qu’il s’agisse d’un marronnier notre Sainte Catherine, il est malgré cela de la plus haute importance d’en parler car qui plante un arbre en automne et notamment un arbre fruitier en récoltera ses fruits. Des fruits qui feront un bien fou au porte-monnaie. Cet investissement rapporte à moyen et long terme.  En ces jours de la sainte Catherine, vous avez le choix de faire plusieurs placements sans risque : pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers,  queschiers, mirabelliers, pêchers, abricotiers, figuier, cognassiers, néfliers, plaqueminiers,  vignes, framboisiers, groseilliers, cassissiers, actinidias et j’en passe et des meilleurs. Car il aussi les meilleurs variétés : d’antan, moderne,  hâtive, tardive, à cuire, à confire, à congeler, à conserver… Il y a également des fruitiers pour petits jardins formés en palmette, verrier, colonnaire, autofertile… Ceux qui possèdent seulement une terrasse ou un balcon, il existe aussi des arbres fruitiers nains adaptés pour la culture en pot ou en bac : nectarinier, cerisier, pommier, prunier, petits fruits…  Vous l’avez compris vous pouvez tous investir dans un arbre fruitier pour récolter des fruits.

Les plantations de la sainte Catherine
Reprenons tous en cœur le dicton du jour « À la Sainte Catherine tout bois prend racine ou à la Sainte Catherine tout arbre prend racine » ! Un bon dicton est composé d’une rime plus ou moins riche : Catherine avec racine.  Or, il ne faut surtout pas s’arrêter au 25 novembre pour réussir une plantation d’arbres. Avant et surtout après le 25 novembre, les arbres au feuillage caduc ont perdu leurs feuilles. Ils sont dans la phase de repos, la sève est redescendue. L’arbre ne risque pas de « saigner » à cause d’une rupture de sève. Dans sa période d’adolescence, il apprécie de quitter une pépinière pour rejoindre un terrain propice pour se développer et fructifier.

Planter jusqu’en mars
On peut planter maintenant pendant le repos des végétaux jusqu’à la fin de l’hiver en dehors des périodes de grands gels (une petite gelée n’empêche pas une plantation). Une plantation en automne permet de moins arroser au printemps car les racines sont plus développées au cours de l’hiver. Les plantations plus tardives (fin d’hiver) sont plutôt réservées au terrain  froid, humide et argileux.

Trois questions à Anthony Forgeard des pépinières  de Saint Lambert  (Ardennes) :

La première priorité avant de planter un arbre fruitier à racines nues ?
Il faut connaître les qualités et les défauts  de son terrain  à savoir si le sol est argileux, lourd, humide, calcaire… La  nature de la terre donne des indications pour le meilleur choix du porte-greffe adapté au terrain et parfois au climat. Le porte-greffe est le moteur idéal pour un rendement optimal des futures récoltes. Il permet d’avoir un arbre en bonne santé pour longtemps.

Creuser un bon trou
Le trou de plantation doit être suffisamment grand. La terre prélevée doit être fine et surtout pas en bloc. Si tel était le cas, il faut mélanger du terreau et du compost parfois du sable pour obtenir un  substrat capable de glisser entre les racines sans laisser de poches. Parfois mieux vaut attendre quelques jours voire plusieurs semaines afin que le gel, la pluie, la neige affinent  naturellement la terre.

Au moment  de la plantation
Trop souvent, on oublie de signaler qu’un arbre fruitier doit être planté comme il l’était avant l’arrachage. Un arbre trop enterré pousse avec difficulté et bien souvent reste chétif et inversement des racines insuffisamment enfouies souffrent de sécheresse, chaleur ou gel. D’ou l’importance de planter un bon tuteur au fond du trou avant la plantation qui servira de support à l’arbre. Tassez deux ou trois coups de talons au fur et à mesure de la plantation. Mieux vaut arroser plusieurs fois un bon coup plutôt que de petits arrosages qui mouillent à peine les racines.  

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