Bilan hiver 2013-14: que d'eau !

# PRINTEMPS - Mars ne peut pas être abordé sans se soucier de l’humidité excessive des mois précédents. Cette année, les conseils habituels sont difficiles à tenir avec un sol gorgé d’eau parfois même inondée.

Si l’hiver 2013-14 a bien rechargé les nappes phréatiques, il n’a pas rempli son devoir de gel et dégel. La terre est grasse, collante très difficile à travailler. Inutile de vouloir rattraper à tout prix le retard du travail de la terre, il est parfois urgent d’attendre.

Plus de vermine ce printemps ?
Dans le jardin, attendez-vous aux attaques de mineuses sur les poireaux, oignons, échalotes, ciboulette … A moins que les pluies répétées aient noyé les insectes (pas impossible). Les pucerons, cochenilles seront comme d’habitude au rendez-vous dès que les bourgeons commenceront à s’ouvrir. Les premiers pucerons pointent déjà leurs mandibules sur les arbre et arbustes feuillés comme les sureaux. Les campagnols, rongeurs installés sur les hauteurs ont pu passer l’hiver sans encombre, ils ont ce sont rassasiés de racines. En revanche, dans les zones inondées, les rongeurs sont morts noyés au fond de leurs galeries.

Des fleurs avant l’heure
En règle générale, la végétation est en avance d’au moins 15 jours. Le forsythia aux fleurs jaunes fleurit selon les régions 2 à 3 semaines plus tôt que d’habitude. Le pompon revient aux rosiers à floraisons remontantes qui bien abrités ont continué à fleurir tout l’hiver sans se préoccuper du calendrier. Les autres variétés ont déjà de nouvelles pousses très avancées. Les prunus, abricotiers et pêchers… fleurissent comme dans le midi avec plus de 15 jours d’avance. Chance, le soleil de retour depuis quelques jours pousse les abeilles à sortir de la ruche pour aller butiner. Dame Nature aurait-elle perdue son latin ?

Les oiseaux du jardin
Cet hiver, les passereaux comme les mésanges sont moins venus en nombre se nourrir à la mangeoire. D’après les spécialistes, les oiseaux du nord de l’Europe ne sont pas descendus vers le sud (nord de la France). Les pluies de ces derniers mois n’auraient pas provoqué une mortalité inconsidérée des passereaux. Bien au contraire, ils ont continué à se nourrir et surtout s’abreuver. En fait, c’est l’eau gelée qui détruit une grande partie des petits oiseaux du jardin. Il n’empêche qu’il est indispensable d’aider nos auxiliaires à nidifier dans nos jardins en évitant de pulvériser des insecticides.

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