Fabriquer une couche chaude

Au moment où le prix des énergies s’envolent, il est encore possible de chauffer des plantes presque gratuitement pour le peu que vous bénéficiez de fumier frais.


Reconnaissons qu’il est plus facile de se procurer du fumier frais lorsqu’on habite la campagne. Néanmoins, vous pouvezfacilement trouver du fumier cheval dans un centre équestre ou un haras. Ce dernier chauffe plus fort mais moins longtemps qu’un fumier de bovin ou d’ovin.  Le fumier de bovin ou de mouton est excellent pour réaliser un réchaud. On peut aussi remplacer le fumier par de la paille  arrosée avec un accélérateur de compost à base de sulfate d’ammoniaque qui remplace le lisier des animaux. Des tontes de gazon mélangées avec de la paille favorisent le réchaud comme le purin d’ortie. Je vous rappelle que le fumier est une denrée naturelle qui a servi de litière aux animaux domestiques (chevaux, bovins, ovins).
Il existe différentes techniques pour réaliser une couche chaude.

Couche enterrée
Elle est adossée le long d’un mur exposée en plein midi et abritée des courants d’air. La fosse peut être en dur surmontée de briques ou parpaings  pour empêcher les rongeurs de monter à l’intérieur. Ce genre de couche est  une construction définitive. Pendant l’hiver, le terreau de l’année précédente (fumier décomposé)  est sortie de la fosse et remplacé par du fumier frais. Le terreau est ensuite replacé par-dessus. S’il s’agit de fumier de cheval, il faut attendre la fin du coup de feu avant de semer (environ une semaine). Avec du fumier de bovin ou ovin, il est préférable de semer aussitôt pour récupérer le maximum de chaleur.

Couche surélevée
Le principe est toujours le même. Le fumier frais en décomposition chauffe le terreau placé par-dessus. Dont voici  le principe pas à pas ….

  1. Etendez  régulièrement votre tas par couches successives tout en le tassant. Il faut que le tas soit le plus compact possible sur une épaisseur d’au moins 30 cm.

  2. Arrosez copieusement le tas surtout si vous utilisez du fumier très pailleux.   

  3. Fabriquez un coffre avec des planches de 30 cm de hauteur. Arrangez vous pour incliner le coffre du côté sud.

  4. Remplissez à moitié le coffre avec 10 à 15 cm de terreau bien décomposé. En principe, on se sert du fumier composté de l’année précédente. En revanche lorsqu’on réalise pour la première fois une couche,  utilisez d’abord 10 cm de bonne terre de jardin (attention aux racines de chiendents et liserons)  puis complétez sur 5 cm d’épaisseur avec un terreau universel.

  5. Fermez le coffre avec des châssis qui, autrefois, étaient en verre mais ils peuvent être avantageusement remplacés par du plastique.

Couche fermée en planche
Cette technique permet de monter un tas de fumier sur plus de 60 cm de hauteur enfermé entre les planches. Il ne déborde pas sur les côtés. Ici les planches montent à 90 cm d’un côté (3 planches de 30 cm en sapin) et 70 cm dans la partie  basse. L’inclinaison importante permet au soleil de rayonner pratiquement à la perpendiculaire des châssis. On y gagne en calories.
Enterrée, surélevée ou fermée, la couche est couverte avec des châssis en verre ou en polycarbonate. Posez un voile d’hivernage entre le semis et les châssis pour conserver la chaleur.

 


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