Fleurs de mars

Pour avoir de belles fleurs très top au printemps, on a pour habitude de planter des « bisannuelles ». Elles ont la particularité de passer l’hiver dehors et fleurir dès que les températures remontent. Or cette année, les pensées et pâquerettes se sont épanouies sans discontinuité. Il n’y a pas à tourner autour du pot, nous venons de « subir » et non pas « bénéficier » d’un hiver trop doux,  du presque jamais vu ! En revanche, d’autres plantes fleurissent  lorsque les jours rallongent et c’est le cas des myosotis,  giroflées et primevères. Même si de temps en temps, entre deux éclaircies,  une primevère lâche quelques fleurs dans sa rosette.

Pensées (viola)
Les pensées sont les plus connues et les plus cultivées des bisannuelles. Les nouvelles variétés fleurissent de plus en plus longtemps. Elles ont même l’audace d’empiéter sur les fleurs annuelles. Il faut bien souvent se résoudre à les arracher alors qu’elles sont encore en pleine fleur.  
Multiplication : Les pensées se sèment au début de l’été, se plantent à l’automne ou à la fin de l’hiver (maintenant).  Elles se ressèment facilement si on les laisse sur place. En revanche, les couleurs dégénèrent si elles sont issues d’hybrides.

Myosotis (oreille de souris)
Cette petite plante herbacée est très commune le long des rives et des berges des cours d’eau, dans les prairies humides, à l’orée d’un bois. Parfois il faut savoir lui tirer les oreilles car elles deviendraient envahissantes.
Multiplication : les myosotis se sèment  de  juin en juillet  à l’ombre. Comme toutes les bisannuelles,  plantez-les  à l’automne en même temps que les tulipes. En février, il n’est pas trop tard pour les glisser entre les bulbes qui commencent à sortir de terre.
Bon à savoir : des myosotis plantés au pieds des framboisiers les protègent du ver de la framboise.

Pâquerette (Fleur de Pâques)
Les pâquerettes sont capables de fleurir partout même dans la pelouse, elles réapparaissent aussitôt le passage de la tondeuse.  On aime, on n’aime pas… la fleur de Pâques accompagne les hirondelles dès les premières douceurs printanières.
Multiplication : Elles se sèment en juin-juillet et se repiquent à l’automne directement en place pour les variétés améliorées dites « pomponnettes ». N’hésitez pas dès maintenant de la mélanger avec les bulbes
Histoire de… Au 18ème siècle la pâquerette devait être  exterminée, car on pensait à tort qu’elle était contraceptive. Allez savoir comment ?  

 

Giroflées
Cette bisannuelle est vivace et se plaie surtout dans les vieux murs. Ses fleurs passent du pourpre au jaune. Au fil des années, elle peut monter à plus de 40 cm de hauteur.  Elles se ressèment facilement et peuvent parfois devenir envahissantes.

Primevère
Les  primevères fleurissent très tôt au printemps, il n’est pas rare qu’elles donnent quelques fleurs au cœur de l’hiver lorsque les températures remontent quelques jours. Elles se plantent  à l’automne mais surtout au printemps car c’est à cette époque qu’elles sont les plus attractives avec leurs couleurs très chatoyantes.
Multiplication : le semis (délicat) se fait au début de l’été dans une terrine exposée à l’ombre. Dans le jardin,  elles sont très prolifiques car elles se ressèment entre les pierres, dans les allées si on n’utilise pas de désherbant. Même si les couleurs sont moins soutenues par la suite, elles restent une des reines du printemps.   

Les renoncules des jardins Ranunculus asiaticus
Elles sont  à la mode en ce moment car les horticulteurs les proposent très tôt en fleur au printemps.  Cette plante bulbeuse  possède un tubercule comme les dahlias. A la différence des bisannuelles, elle gèle pendant l’hiver, vous devez retirer les tubercules à l’automne et les planter au mois d’avril dans une terre riche en humus et drainée 

Le saviez-vous ?
Un chevalier de l’Allemagne médiéval et sa belle errant en amoureux le long d’une rivière. Le couple se racontait les choses de la vie. Ebloui par sa compagne, notre chevalier servant s’approcha le long du cours d’eau pour y cueillir une fleur bleue. Un faux pas le fit glisser dans l’eau et l’entraîna dans le courrant. Peine perdue, il  jeta  la fleur bleue sur le bord de la berge en criant : « Vergissmeinnicht ! »  En français « Ne m’oubliez pas ! »  mais l’origine de son nom myosotis provient de « Oreille de souris »  de  (mus) souris et (ôtos) oreilles

 

 

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