Semez une pelouse pas à pas

Le début du printemps est une précieuse période pour implanter un semis d'une nouvelle pelouse. Une opération simple, qui demande toutefois une préparation soigneuse pour obtenir une moquette verte.

Dans les champs actuellement, les agriculteurs s’affairent avec leurs semoirs. Une période cruciale pour réussir les semis de printemps. Dès que la terre ne colle plus aux pneus du tracteur, les semoirs tracent des sillons d'orges, maïs, betteraves et ray-grass (herbage). Jardiniers aussi, ne manquez pas l'implantation d'une pelouse au jardin. Maintenant, tout est réuni pour alimenter la tondeuse en herbe cet été.

 

 

 

 

 

1) Utilisez une motobineuse avec des fraises dites «  labour » pour travailler le sol sur 10 à15 cm de profondeur et pas plus. L'essentiel est d'affiner la terre régulièrement pour éviter les trous et les bosses.

2) Répandez une poignée au m² de fumure de fond. Choisissez un engrais gazon organique dont son action est lente et progressive. Il sera efficace plusieurs mois.
3) Une à plusieurs journées plus tard lorsque la terre est essuyée (elle ne colle plus aux chaussures), crochetez la terre avec une griffe en surface pour briser les mottes et retirer les racines, herbes indésirables ainsi que les cailloux. Renouvelez l'opération plusieurs fois à plusieurs jours d'intervalle si les mottes persistent.
4) Tracez un sillon de 2 à 3 cm de profondeur pour délimiter la future pelouse. Utilisez un cordeau pour les lignes droites et un tuyau d'arrosage pour les courbes.
5) Semez généreusement les graines au fond du sillon pour que le jeune semis constitue une barrière contre les arbustes, massifs et allées. Les courbes douces facilitent les futurs passages de la tondeuse.
6) Ensemencez le terrain en procédant par plusieurs étapes en séparant la surface en 2 ou 4 parties égales afin de répandre la même quantité de graines au m². Pour plus de sécurité, divisez aussi le sac de semence avec une réserve de graines pour les possibles ratés.
7) Griffez en long, en large et en travers la surface du sol pour mélanger et couvrir les graines.
8) Tassez fortement le lit semence avec un rouleau. Le terrain est suffisamment compacté lorsque les chaussures ne marquent plus
9) Si le semis est effectué au printemps dans de bonnes contions par temps sec suivi d'une période pluvieuse, l'arrosage n'est pas nécessaire car les graines toueront suffisamment d'humidité au fond pour s'abreuver les semaines et mois à venir.


 

----------------------------------------------

 

Kesako


Pétasite officinal

Cette plante vivace est appelée communément chapelière, chapeau du diable, herbe aux teigneux, herbe à peste. Avec de tels noms, le pétasite officinal n'engage pas forcement la sympathie, alors qu'il s'agit d'une plante sauvage médicinale très surprenante. Pétasite vient de petasis, en grec qui désignait sous l'antiquité un chapeau à large bord.
Les fleurs ressemblent (de loin) aux jacinthes et les feuilles (en été) à celles de la rhubarbe. En hiver, la plante disparaît et réapparaît à la mi-mars avec ses fleurs femelles aux longs pédoncules qui pourraient aussi nous faire penser aux orchidées sauvages.

Or la surprise est encore plus grande lorsque les feuilles sortent de terre après les fleurs. Courtoise, elles coiffent les fleurs fécondées. Très cachetières, les feuilles couvrent l'espace anciennement occupé au printemps par de jolies fleurs roses.
Autrefois, les fermières anglaises enveloppaient la motte de beurre avec les larges feuilles en forme de cœur. Plante médicinale, au moyen-âge, elle était considérée comme plante thérapeutique qui était préconisée contre la toux. Attention, elle peut s'avérer toxique, donc s'utilise que sous avis médicale.
Ou pousse le pétasite officinal ?
Il est présent au bord des ruisseaux et dans les zones humides. Ses rhizomes colonisent de vastes espaces capables de maintenir des berges contre l'érosion. Le pétasie officinal est sans aucun doute la plante sauvage de nos régions qui offrent les grandes feuilles dans la nature


----------------------------------------------

 

Questions


PECHER
J'ai planté mon pêcher, il est tous les ans, infesté de cloques malgré des pulvérisations à la bouillie bordelaise. Que faire pour remédier à ce problème ?
La cloque est une déformation qui apparaît sur les feuilles au printemps. Les feuilles se crispent, se recroquevillent, se colorent de rouge et se dessèchent. Le responsable des boursouflures est un champignon microscopique (Taphrina deformans) qui se développe surtout les hivers doux. La contamination est effective au moment du débourrement des bourgeons lorsque le printemps est humide et frais à partir de 7°C ( pendant les giboulées de mars). La contamination s'arrête en générale à partir du mois de mai lorsque le temps se réchauffe. C'est la raison pour laquelle, un pêcher atteint par la cloque en début de saison se retrouve par la suite avec des feuilles saines. Seulement, la cloque endommage les fruits nouvellement noués en début de saison.
Dans l'avenir, préférez des pêchers tardifs (pêche de vigne...) plus résistants à la cloque. En prévention, apportez un engrais organique riche en oligo-éléments ainsi que des pulvérisations au purin d'ortie pour stimuler un renouvellement des feuilles. Évacuez les feuilles cloquées qui jonchent le sol. En automne et au printemps (avant le débourrement des bourgeons) continuez à pulvériser de la bouillies bordelaise à la dose prescrite par le fabricant.

FEUILLES GRILLEES
Ce printemps, plusieurs arbustes ne redémarrent pas (ceanothe à feuillage persistant, lavatère arbustive...) Faut-il les tailler ou attendre qu'ils repartent ?
Si les feuilles sont grillées, noires et que les rameaux se dessèchent. Coupez-les sévèrement de telle manière que de nouvelles poussent repartent à la base. Ceci est vrai pour tous les arbustes à feuillage persistant qui actuellement ont leurs extrémités brûlées par le gel. Les lauriers du Caucase qui souffrent de chlorose sur un terrain calcaire ont particulièrement souffert cet hiver. Rabattez-les sévèrement d'ici le mois d'avril et apportez du compost au pied et engrais organiques pour les faire reverdir. Le chélate de fer est efficace sur le coup mais ne traite pas la chlorose ferrique à long terme.

AGRUME
J'ai entendu dire qu'il n'était pas souhaitable voir nocif de mettre des pelures d’agrumes sur le tas de compost. Qu'en pensez-vous alors qu'on demande aux usagers de composter les déchets organiques

Ne vous laissez pas influencer par cette affirmation qui n'est pas fondée. Certes, elles sont plus longues à se dégrader à cause de l'épaisseur des pelures et leur acidité mais une fois mélangées avec d'autres déchets verts, l'équilibre est vite retrouvé. Certains accusent les pesticides utilisés sur les agrumes alors qu'ils sont moins employés que sur d'autres fruits. Autre accusation non fondée : la barrière naturelle appelé terpène ou limonène (essence) que produise les agrumes pour se protéger contre les bactéries dont l'odeur est si caractéristique lorsqu'on presse une pelure et qui brûle au contact d'une flamme. Les pelures seront compostés en 2 ou 3 mois comme le reste des épluchures.


----------------------------------------------

Planter un arbuste en racine nue


1 - Habillez l'arbuste en coupant les racines abîmées et réduisez de moitié les rameaux.
2 - Pralinez les racines pour assurer une bonne reprise. Le pralin est une sorte de boue à base d'eau, de terre et compost. Le pralin est prêt lorsqu'il colle à l'outil.
3 - Trempez les racines en les agitant pour que le pralin enduise toutes les racines.
4 - Aidez-vous du manche de la bêche pour que le collet de l'arbuste reste au niveau du sol.
5 - Comblez le trou jusqu'en haut avec de la terre fine mélangée avec du terreau
6 - Tassez en laissant une cuvette pour l'arrosage.
7 - Arrosez copieusement la première fois pour boucher les trous d'air entre les racines
8 - Paillez avec du BRF (copeaux broyés) ou paillettte pour maintenir l'humidité.


 

 

----------------------------------------------

Livres

Mon petit jardin en permaculture : Durable, esthétique et productif !
 
Comment récolter 300 kg de fruits et légumes dans 150 m² ? Joseph Chauffrey invite les lecteurs dans son jardin urbain. Il leur dévoile, pas à pas, comment transformer leur jardin en un lieu vivant et ultra-productif grâce à la permaculture. Il cultive un potager de 25 m² et un verger, et optimise les moindres espaces disponibles (sur le toit du garage, bottes de paille sur la terrasse, cultures verticales…). Il propose des solutions accessibles et rapides, visibles dès la première année. Plus qu'un témoignage, une véritable expérimentation, dans un but d'autosuffisance et selon une démarche scientifique.
 
De Joseph Chauffre – Editions Terre Vivante

Du potager à l’assiette
Aujourd’hui, Stéphane Marie nous ouvre les portes de son potager. Une incursion pour comprendre les besoins d’un potager en pleine forme. Où il est question de nourrir le sol pour, qu’à son tour, il nourrisse le jardinier. Une halte, sous forme de fiche, auprès de chaque légume cultivé à La Maubrairie pour en connaître les exigences mais aussi l’histoire. Quant aux jardiniers néophytes, ils trouveront des conseils pour oser se lancer sans complexe dans l’aventure. Enfin, Stéphane Marie convie le lecteur dans sa cuisine pour partager des moments d’amitié autour du fourneau et à sa table ! L’histoire débute au potager. Enfant, Stéphane Marie passe de longues heures dans le potager familial. De cette époque, il conserve le souvenir des gestes, de l’ordonnancement des parcelles de légumes, des coups de main qui s’échangeaient pour retourner la terre, ramasser, déterrer, cueillir… Et aussi, de toutes ces conversations alimentées par le potager autour de repas où s’exprimait le vrai goût des légumes.
De Stéphane Marie, Dany Sautot – Editions du Chene

Petits jardins actuels
Concevoir des espaces plus naturels et durables

 
 
Comment créer des petits jardins actuels, beaux et plus naturels, à la fois esthétiques, faciles à vivre et favorables à la vie sauvage. Sans oublier le coin potager et fruitier, aujourd'hui indispensable dans tout jardin. À travers l'exemple de nombreux jardins récents et inspirants, Noël Kingsbury partage avec nous son immense expérience de paysagiste en matière de conception et de plantations.
De Noël Kingsbury et M. De Ridder – Éditions Ulmer

 

 


 

 

----------------------------------------------

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
Retrouvez le courrier des lecteurs dans le magazine Rustica et les vidéos d'Hubert sur rustica.fr

 

 

 

 

 

Copyright 2011 imageVerte - hubertlejardinier.com - contact