Des radis pour la nouvelle année

(relevée météo 2019 de mon jardin Sud-Ardennes)

Qui l’eut cru au siècle dernier ? Croquer des radis en janvier alors que nous sommes encore au cœur de l’hiver ! Et ce ne sont pas de vieux restes de l’automne dernier. Non ! Des radis semés en novembre certes sous un tunnel sans chauffage mais des graines qui ont germé encore plus facilement qu’au cœur de l’été. Que se passe-t-il ? Que reste-il des conseils du siècle dernier lorsque nos professeurs et maitres jardiniers nous imposaient la pose hivernale ? Que sont devenues nos saisons d’antan ? Mainte fois répété, j’y perds mon latin ! Que dire de l’éternel recommandation de planter des arbres et plantes originaires et cultivés dans le nord et l’est de l’Europe ? Aujourd’hui, il faut changer notre fusil d’épaule pour rechercher les plantes du sud plus adaptées aux conditions météorologiques de notre région. Ce ne sont pas les trois mois passés sous la pluie qui vont démettre le réchauffement climatique qui touche aussi nos jardins. Quoi qu’en disent les climatosceptiques qui remettent en cause le réchauffement climatique.

A noter : l’an passé, les températures sont descendues en avril-mai en-dessous de - 2°C ayant comme effet la destruction d’une partie des fleurs des arbres fruitiers qui avaient pris de l’avance à cause d’un hiver trop doux.

Voici l’explication d’une botte de radis en ce début janvier.

La station est située au sud des Ardennes à + de 1 m au-dessus d’un toit de grange (non chauffé) pour capter l’air libre et par conséquent il faut retirer 2°C aux températures relevées au sol. Exemple en mai, la température de la station relevait + 0,9 °C au-dessus du toit et -1°C au niveau du sol.

 

 

 

   

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