Rotation de tomates

Dans un jardin, le respect des rotations de cultures est obligatoire pour récolter de beaux légumes sains et pas malades. Sous une serre ou sous un tunnel, le problème se pose avec les tomates qui reviennent à la même place. Que faire ?

La première année une culture de tomates sous un tunnel s'avère facile pour le peu qu'elles soient arrosées aux pieds sans mouiller le feuillage et entretenues (tailles, pincements, nourriture, bonne aération...). La deuxième année de culture, les pieds de tomates commencent à donner de petits signes de fatigue.

Le cul noir la troisième année

La troisième année de culture, les tomates sont souffreteuses, faiblissent et les fruits sont souvent atteints par le « cul noir ». Bien qu'elles soient bichonnées, engraissées, taillées, arrosées comme il faut, elles végètent sans atteindre des sommets comme la première et la deuxième année. Il n'est pas rare qu'un pied s'écroule subitement pour cause d'un pied noir.

Aïe, aïe, aïe ! Que se passe-t-il ?

Elles sont à la fois en manquement et confinement avec les maladies des saisons dernières. Petite maladie insoupçonnée la 2 et 3 ème année de culture, deviendra importante si on y prend pas garde. A force de cultiver les même plantes au même endroit, les éléments nutritifs (oligo-éléments) s'épuisent au fil des année. Et pendant ce temps là les champignons (maladies cryptogamiques) guettent le moment propice pour disséminer ses spores et propager son mycélium sous-jacent. Bref il se passe des choses en l'air et en terre.

Bouger le tunnel ou la serre

our enrayer une maladie serait le déménagement de l'abri pour cultiver les tomates dans une autre parcelle afin de respecter la « rotation de culture ». Seulement une fois installé, il est très compliqué et utopique de le réinstaller surtout si on manque de place.

La tomate en pot

Après un tableau plutôt alarmant, soyez tranquille, il est facile de cultiver une éternité au même endroit des pieds de tomates dont voici une technique facile à réaliser.

Choisissez un pot container de 4 litres minimum et percé au fond d'au moins 5 trous

Déposez une petite couche de terreau universel ou compost ou les deux en même temps. Hachez une bonne poignée d'orties fraiches. Elles très riches en vitamines, en minéraux et oligo-éléments.

Complétez le remplissage du pot container avec du terreau universel seul ou mélangé avec du compost. Surtout ne récupérez pas la terre « souillée » du tunnel ou de la serre.

Faites un avant trou du diamètre du container d'une dizaine de centimètres de profondeur.

Mouillez copieusement l'emplacement

Apportez un engrais organique tomates valeur une tasse.

Positionnez le container d'aplomb sur le sol boueux.

Plantez le pied de tomate dans le container. Puis arrosez

Tomate en pot sur le pot

Au lieu de dépoter la plante dans le container, enterrez le pied de tomate dans son pot d'origine de 12à 14 cm de diamètre (pas de dépotage) Ensuite les racines passent à travers des trous situés à la base pour rejoindre le container du dessous puis elles descendent au fur et à mesure poursuivent dans la partie la plus basse. Le pied de tomate est ainsi surélevé et moins sensible aux maladies car l'air circule dans la partie basse (pas de confinement).

Tuteur et bonne distance

Accrochez un fil pour faire grimper le pied de tomate. Cette méthode évite d’utiliser un tuteur torsadé.

Les pots sont placés de telle manière qu'une fois en plein développement les feuilles des tomates d'un pied à l'autre ne se touchent pas.

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