Sécheresse au jardin

 

Les périodes sèches et caniculaires s’amplifient au fil des années. Les végétaux en manque d'eau réagissent de manière surprenante.

Cet fin d'été ressemble déjà à l'automne : les feuilles tombent avant de jaunir, les pommes et les poires jonchent prématurément le sol, certains conifères grillent au soleil... Si on se replonge dans les années sans eau,on ne peut que constater qu'elles sont de plus fréquentes avec une intensité de plus en plus forte. Réchauffement climatique ou pas, notre climat évolue.

 

Sans pivot, tu meurs !

Les végétaux du nord, les plus sensibles à la chaleur périssent les uns après les autres. Surtout ceux aux racines superficielles que sont les plantes dites de «  terre de bruyère » ( rhododendrons, azalées, bruyères, hortensias...). De nombreux conifères grillent aussi à cause du réchauffement favorisant le développement des parasites comme par exemple les scolytes des épicéas. D'autres se retrouvent les racines sur le sec et se déshydratent en quelques jours. Des arbres parfois émettent des radicelles superficielles en fin d'hiver pendant une période humide. Privées d'eau ensuite, le pompe est alors désamorcée la plante est incapable de puiser l'humidité en profondeur.

Avec des si... il aurait fallu !

Dès le printemps, il aurait fallu que les plantes les plus sensibles soient paillées afin de maintenir une humidité superficielle et faire « chapeau de paille ». Il aurait fallu qu'en mai- juin les arbres fruitiers trop chargés soient éclaircis pour que les fruits aient suffisamment d'eau pour grossir et éviter leurs chutes. Il n'aurait pas fallu retourner la terre profondément pour ne pas tuer les micro-organismes utiles aux bons développements des plantes cultivées. Il n'aurait pas fallu tailler les haies de conifères (thuyas) au carré qui ont pris de plein fouet des coups de soleil et attirés les buprestes, un coléoptère ravageur dont les larves xylophages s'attaquent aux arbres en détresse hydrique. Ce ne sont que quelques exemples dus à la sécheresse qui peut se traduire par du mauvais temps.

Un automne printanier

 Avec le retour de la pluie (on l'espère), nous devrions être le témoin d’une repousse spectaculaire des herbes et des fleurs champêtres. Les arbres dénudés devraient se rhabiller pour quelques semaines. Fort à parier aussi que certains arbustes à floraison printanière fleurissent comme au printemps. En effet, une période caniculaire équivaut  à une saison froide (comme en hiver). La souffrance des plantes entraine le développement d’une reproduction en vue d’une sauvegarde de l’espèce. Dans les prochaines semaines attendez-vous à observer des arbres en fleurs comme au printemps. Le photopériodisme qui influence la durée du jour entrainera quoi qu'il arrive la chute des feuilles sauf pour les secteurs éclairés la nuit où les feuilles restent accrochées.

 

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