La culture sous un tunnel en hiver

   

Tant  qu’il ne gèle pas, les tomates demeurent sous un tunnel parfois jusqu’à Noël, un cadeau empoisonné pour l’année prochaine.

Sous un tunnel, en automne, restent encore des tomates rouges, d’autres se colorent légèrement et les tomates vertes ont maintenant bien du mal à murir à cause de la fraicheur. Rouges, roses ou vertes, elles ont maintenant besoins de chaleur pour rester délicieuses. Mieux vaut les cueillir et les mettre au chaud. Les plus petites tomates vertes insuffisamment développées resteront insipides. Néanmoins avec 1 kg de tomates vertes pour 800g  de sucre et un citron, la production de quelques pots de confitures est judicieuse  pour accompagner des viandes.

Les champignons demeurent 
Un tunnel reste en place donc il ne bénéficie pas de rotation de culture.  Au printemps prochain, une nouvelle plantation de tomates risque de se retrouver  au même endroit dans la même terre.  Cet hiver, en laissant le tunnel en état, vous entretenez un bouillon de culture de maladies cryptogamiques (champignons) comme par exemple le mildiou qui cette année fût très discret voire inexistant. La bouillie bordelaise a fait plus de dégâts que le mildiou lui-même.  Il n’empêche que d’autres champignons ou maladies bactériennes sont capables de surgir maintenant. Donc on ne prend pas de risques…on élimine !

Le tunnel est nickel.
Arrachez les pieds lorsqu’ils sont encore sains et déposez-les dans une déchèterie ou compostez-les en dehors du tas de compost (à cause des maladies susceptibles). L’incinération des fanes de tomates  (souvent conseillée) est une bêtise car brûler des tiges vertes actuellement, il faudrait un sacré feu d’enfers pour en faire des cendres avec en plus l’interdiction d’allumer le feu ! Passons…
Contentez-vous de retirer les supports, tuteurs, cordelettes, liens et systèmes d’arrosage. Evacuez tous les débris (petites tomates tombées, feuilles, paillage). En résumé, le tunnel doit être impeccablement propre !

Amarrer le tunnel
Les vendeurs de tunnels conseillent de retirer les bâches pendant l’hiver car le froid, la neige, le vent, la lune vieillissent le plastique prématurément. Or, il est tout de même dommage de ne pas profiter de cet abri pour reprendre des cultures cet hiver.
Avant de cultiver, vérifiez l’état du tunnel et notamment l’amarrage au sol. Selon les modèles, les pieds sont scellés ou fixés solidement sur des piquets « tir bouchon » inarrachables. La bâche est enterrée en profondeur et saucissonnée par dessus avec des cordelettes solidement fixées au sol. Les portes sont solidement accrochées et hermétiques. En cas de tempête, le vent doit glisser sur la bâche et ne pas s’engouffrer à l’intérieur sous peine de faire parachute.

Désherber au faux semis,
Inutile de retourner la terre en profondeur, il suffit de décompacter la surface du sol avec une aérogriffe ou une Grelinette puis de passer un coup griffe.  L’usage d’une motobineuse électrique est idéal pour ne pas subir le monoxyde de Carbonne d’un moteur thermique.  Affinez la surface de la terre comme avant un semis. Un arrosage copieux favorise la germination des adventices (herbes indésirables) autrement dit les « mauvaises herbes » tels que le mouron, la mercuriale, le pourpier  très prolifiques dans une terre riche. Une fois les petites herbes levées, soulevez les racines avec une griffe sans l’utilisation du moindre désherbant. Ajoutez du compost, un engrais organique et votre tunnel est prêt pour de vrais semis.  

Vrais semis en hiver
Sous un tunnel pendant l’hiver, cultivez des salades d’hiver, des mâches, des épinards, des pois, des radis, des échalotes grises. Sous un tunnel comme dans au  jardin, maintenez un couvert avec des engrais verts en attendant les cultures précoces du printemps.

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